G20 culinaire

Bernard Vaussion (quarante ans de services dans les cuisines de l’Élysée, pour six présidents), Ulrich Kerz (chancellerie allemande) et leurs pairs du Kremlin, de la Maison Blanche, de Buckingham Palace, du Parlement de Pékin, d’Afrique du Sud ou encore du Sri Lanka seront reçus par Mme Merkel, le vendredi 20 juillet 2012, puis par M. Hollande, le mardi 24 juillet.
RÉUNION ANNUELLE
Rassemblés depuis 1977 au sein du Club des chefs des chefs, les membres – vingt-cinq au total – célébreront également les trente-cinq ans de cette association qui les réunit chaque année dans un pays du globe depuis sa création par Gilles Bragard, fin connaisseur de ceux qui dirigent les cuisines d’État, princières ou royales.
« En 1978, ce fut en France, en 1980, en Suède, à l’initiative du roi Carl Gustaf, aujourd’hui cela continue avec bonheur, l’objectif étant de faire découvrir la gastronomie et l’art de vivre de chaque pays visité à nos chefs », se réjouit Gilles Bragard. Au-delà de l’aspect diplomatique, il sera avant tout question de gastronomie, affirme ce dernier, « avec un déjeuner concocté conjointement par le chef de l’Élysée, Bernard Vaussion, et Ulrich Kerz : du turbot certainement côté français et quelque chose de très allemand, mais peut-être pas du jarret de porc et de la choucroute, car Angela Merkel adore les légumes ».
A Paris, les chefs seront reçus par Alain Ducasse au restaurant de la tour Eiffel, Le Jules Verne, où ils devraient se régaler, entre autres, d’une « pince de crabe et navets croquants marinés », de « langoustines dorées et légumes acidulés », « d’un grenadin de veau au sautoir et ses girolles grillées » et de « fraises des bois dans leur jus tiède accompagnées d’un sorbet au fromage blanc », selon le « projet de menu ».
SOUPE AUX TRUFFES « VGE »
Mais les choses ne sont pas toujours simples… « Il y a des choses [que les grands de ce monde] n’aiment pas. François Hollande, ce sont les artichauts. Mme Obama est en croisade contre l’obésité des adolescents et elle tient aux légumes. Elle a fait planter un potager à la Maison Blanche. Hillary Clinton s’était séparée du chef français de l’époque, estimant sa cuisine trop riche », raconte M. Bragard.
Si François Mitterrand « adorait les fruits de mer et le foie gras et s’était attaché les services d’une cuisinière du Sud-Ouest », il fut contraint par sa maladie de se résoudre à des « menus préparés en accord avec son médecin », ajoute-t-il. Le président sortant, Nicolas Sarkozy, avait pour sa part banni le fromage des menus élyséens. Un élément réintroduit par François Hollande, et qui sera mis à l’honneur à l’occasion des célébrations du cinquantenaire de l’amitié franco-allemande, la chancelière allemande en étant aussi, selon les dires de M. Bragard, une fervente amatrice.
Dans la droite lignée de la première rencontre organisée à Paris par Henry Haller, chef de l’ex-président américain Jimmy Carter, et Paul Bocuse, créateur de la soupe aux truffes « VGE » en l’honneur du président français de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, ce « G20 gastronomique » s’achèvera le 25 juillet par une visite de la manufacture de Sèvres et sera ponctué d’autres rendez-vous à Berlin (du 18 au 21 juillet – Reichstag, balade à vélo…) comme à Paris (du 22 au 25 juillet – Versailles, marché de Rungis…).
Le Monde.fr avec AFP 17.07.2012

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Le foie gras interdit

Gavage traditionnel chez une productrice de foie gras © Maxppp Amat Michel

Jusqu’à hier minuit, les amateurs californiens de foie gras se sont gavés. Mais aujourd’hui, c’est fini. L’interdiction de vendre et produire cette spécialité française est entrée en vigueur, sous peine d’une amende de 1.000 dollars (790 euros).

Cette loi avait en fait été votée en 2004 en Californie, à l’initiative d’associations et de politiciens comparant le gavage à une torture. Elle laissait sept ans aux producteurs pour trouver une alternative au gavage. « Nous respectons la physiologie de l’animal« , rétorque Marie-Pierre Pé, déléguée générale du Comité interprofessionnel du foie gras (CIFOG), « ils oublient que l’œsophage des oies et canards est élastique à la différence de celui des humains« .

Économiquement, l’interdiction de la vente en Californie ne représente pas grand chose pour les professionnels français, puisque l’exportation vers les États-Unis est quasiment nulle depuis quelques années. Mais ils s’inquiètent d’un « préjudice d’image« . « Nous avons demandé lundi un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture […] pour obtenir une démarche de la Commission européenne auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), car la  position de la Californie enfreint la loi de l’OMC« , affirme Marie-Pierre Pé.

Reste que les Californiens pourront toujours commander par Internet, et aller chercher leur colis dans les états voisins. Mais surtout « la plupart des Californiens n’en ont jamais mangé, et beaucoup n’arriveraient même pas à prononcer son nom« , affirme un militant associatif.

(Clara Beaudoux, France Info)

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Tarte aux framboises

 3 paquets de Biscuits Thé
70g de beurre
1 pot de Mascarporne (250g)
350g de framboises fraîches
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
Une très bonne confiture de framboises

Commencez par mettre les biscuits dans un petit sac à congélation. Assommez-les pour les briser en morceaux petits, moyens ou grands, ne cherchez pas l’homogénéité. Coupez le beurre en petits bouts et ajoutez le aux biscuits démolis et mélangez, malaxez pour qu’il soit réparti de façon la plus équitable possible. Étalez cette préparation dans un moule à tarte, mettez au très frais pour figer cette « pâte ». Pendant ce temps, versez le Mascarpone dans un saladier et saupoudrez de sucre et fouettez pour alléger le fromage. Laver les framboises sous un filet d’eau et égoutter voire éponger l’eau en surplus.

Sortez du frigo, votre pâte « fraîchie » et avec une spatule, délicatement, badigeonnez-la de la très bonne confiture de framboises, en fine couche, mais suffisamment pour que la pâte en soit quasiment recouverte, faites pareil avec le Mascarpone. Puis disposez les framboises, en faisant un rond précis, pui sun second, etc., jusqu’au centre, puis comblez les trous avec les framboises restantes.

Conservez au frais, dégustez dans la journée ou le lendemain.

Marc m’a donné la recette. Et j’avoue être la victime de son succès : j’ai dû la réaliser plusieurs jours de suite…pour tenter de rassasier la gourmandise de chacun… Mon truc en plus, c’est la fine couche de très bonne confiture de framboises (on peut remplacer par un coulis de framboises), elle permet de rehausser le goût des framboises fraîches. La difficulté est de bien respecter la « chaîne du froid ». Le beurre doit bien être réparti pour que la pâte prenne. Mais il n’en faut pas trop, sinon c’est écoeurant, et ainsi les biscuits restent bien croustillants. La tarte finalisée doit être conserver au frais (dans le haut du frigo), de cette façon le Mascarpone se durcit et la tarte est délicieuse fraîche.

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