Le chef Bernard Vaussion quitte l’Elysée

Bernard Vaussion a pris la tête des cuisines de l’Elysée en 1974.

 

Il est le chef de l’Elysée depuis 1974 et aura vu passer six présidents. Bernard Vaussion prend sa retraite le 30 octobre des cuisines du palais. Il aura préparé des repas non seulement pour le chef de l’Etat français, mais aussi pour tous les dîners officiels.

Bernard Vaussion a 16 ans lorsqu’il commence sa carrière en 1970 à l’ambassade des Pays-Bas puis à l’ambassade de Grande-Bretagne. Alors qu’il effectue son service militaire, il entre dans les cuisines de l’Elysée en tant que commis le 2 janvier 1974. Il devient demi chef de partie en 1975. Jacques Chirac le nomme chef des cuisines en 2005.

Une réception le 30 octobre

Rester aussi longtemps à la tête des cuisines de l’Elysée n’est pas automatique. En effet, chaque nouveau Président peut nommer le chef qu’il souhaite. Cependant, aucun n’a préféré d’autre nom à celui de Bernard Vaussion. En 2011 et en 2012, il a cosigné deux livres retraçant les recettes de l’Elysée et dévoilé les préférences de chaque chef d’Etat. Ainsi, Jacques Chirac adorait la choucroute accompagnée d’une bière Corona, Nicolas Sarkozy était un adepte du chocolat et de poissons à la vapeur, François Mitterrand aimait les fruits de mer…

Son adjoint, Guillaume Gomez prendra sa suite le 1er novembre. Meilleur Ouvrier de France 2004 -le plus jeune lauréat, à 25 ans-, il travaille avec Bernard Vaussion depuis 1997. Après une réception en son honneur le 30 octobre en présence de François Hollande, le jeune retraité deviendra président honoraire du Club des chefs de chefs, l’association des cuisiniers présidentiels.

 

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Marché de Velleron

« Ah, non ! J’étais là avant »

Les portes viennent à peine de laisser passer la foule de vacanciers, gourmands, ménagères et touristes, que déjà, elle trépigne devant les producteurs de fruits et légumes.

« Pour moi, la barquette de cerises, s’il vous plaît »

Les portes monnaies s’ouvrent sans hésitation. Les prix alléchants comme les fruits ou les légumes ne laissent place à aucune hésitation. Fraises, nécessaire à ratatouille, courgettes, aubergines, tresses d’ail, batavia, feuilles de chêne, patates bio, oignons doux, pot de basilic, cerises, abricots.

«Votre confiture, j’en reprends, elle vraiment excellente.
Hé bien, vous me faites bien du plaisir !»

On sent que la bonne affaire est là. Le parking est bondé. Tout le monde aux environs est au courant et se chuchote le renseignement. Quelque chose d’incroyable se passe ici. Les paysans de la région nous font partager leur production à des tarifs défiants toute concurrence. Les stocks sont limités alors personne ne traîne, ni ne flâne, accélère plutôt. On reste concentré.

Tous silencieux, conscients de l’aubaine invraisemblable, comme des pistonnés, des gagnants de la loterie, alors on se tient, pas de cris, quelques frétillements étouffés, comme la truite saisit l’hameçon. On se marmonne. Histoire de ne pas troubler l’instant. Les paniers se remplissent au même rythme que les porte monnaies se vident. Des vases communicants.

Pas de balance, ni carte bleue, tout est déjà pesé et se paye en sous. Tous les jours en été, certains jours l’hiver, le marché agricole de Velleron se déroule dans un enclos fermé de  30 000 m2. Créé par le maire le 15 mai 1985, sa notoriété se propage à travers les médias. 160 000 visiteurs par an, 160 abonnés à l’année et 180 occasionnels. Il est classé parmi « les 100 marchés d’exception » de France.

Eté : du premier lundi d’avril au dernier samedi de septembre
tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés, à partir de 18h.
Hiver : du premier mardi d’octobre au dernier samedi de mars où le marché se tient tous les mardis, vendredis et samedis sauf jours fériés à partir de 16h30.

Marché de Velleron sur l’emplacement de l’ancienne gare.

 

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Le Monde « à table »

A la confection de ce numéro. Des articles, comme une palette d’arômes à savourer sur un buffet bien garni, prochainement à la dégustation une sélection de ce travail gourmand. A consommer sans complexe aucun ! Chers Messieurs, n’y prenez pas ombrage mais un juste hommage !

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