Sur le feu

Animations, manifestations, exposition autour de la cuisine.

La menthe fraîche en bouquet

P1030556Lors de mes courses au marché, j’achète des bouquets frais de coriandre, persil plat, menthe, et autre basilic. 

L’odeur est tellement délicieuse, proche de la vraie vie, comme si on venait de les cueillir dans le jardin.

C’est vrai que déshydratées, ces épices nous laissent parfois frustré de leur arôme prétendu, voire perdu…

Non séchées, leur parfum les rend vivantes.

Mais finalement qu’en faire ? On n’en a toujours trop. Ça me fend le cœur de les jeter fanées après les avoir gardées si délicatement, pour ne pas avoir su qu’en faire.

Nigella Lawson m’a donné l’idée, dans une de ses recettes vues autrefois à la télé. Dans ses salades, le bouquet entier de persil plat prend la place des feuilles de batavia.

Moi je fais pareil dans mes soupes, j’utilise l’intégralité du bouquet de menthe. Enfin, c’est-à-dire, j’en utilise toujours d’abord une partie fraîche dans ma salade verte. Sinon ce serait dommage ! Et c’est avec tout le reste que je fais ma soupe.

J’épluche mes légumes (courgettes, poireaux, céleri vert..), je les mets dans mon eau salée et poivrée (avec des grains). Puis j’ajoute mon bouquet (un peu défraîchi, il faut bien le dire) préalablement rincé sous l’eau et duquel j’ai retiré les feuilles abîmées.

Je fais cuire et je mouline avec mon mixeur blender plongeant.

Oh le résultat est tout simplement divin ! Le potage révèle toutes les senteurs infusées et ranime la soupe et le palais.

La menthe est un profond antiseptique grâce au menthol, puissant bactéricide, qu’elle contient . Bonne à utiliser pour son goût et sa fraîcheur, il en existe plusieurs variétés. Le plus souvent employée comme herbe aromatique dans le thé, le taboulé ou avec les nems et les salades. Facile à faire pousser, elle prolifère facilement et peut se faire envahissante. La faire sécher dans votre chambre ou la cuisine permet d’en éloigner les moustiques. Pour la garder la plus fraîche possible, je la stocke propre dans le papier (je dis bien papier) d’emballage dans le dernier tiroir de mon réfrigérateur. Désormais j’en mets, je l’avoue, un peu partout. Dans ma ratatouille : la faute au cuisinier du Grand Hôtel à Cabourg. Et dans ma confiture de cerises, dont la réalisation est en cours.

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Marché de Velleron

« Ah, non ! J’étais là avant »

Les portes viennent à peine de laisser passer la foule de vacanciers, gourmands, ménagères et touristes, que déjà, elle trépigne devant les producteurs de fruits et légumes.

« Pour moi, la barquette de cerises, s’il vous plaît »

Les portes monnaies s’ouvrent sans hésitation. Les prix alléchants comme les fruits ou les légumes ne laissent place à aucune hésitation. Fraises, nécessaire à ratatouille, courgettes, aubergines, tresses d’ail, batavia, feuilles de chêne, patates bio, oignons doux, pot de basilic, cerises, abricots.

«Votre confiture, j’en reprends, elle vraiment excellente.
Hé bien, vous me faites bien du plaisir !»

On sent que la bonne affaire est là. Le parking est bondé. Tout le monde aux environs est au courant et se chuchote le renseignement. Quelque chose d’incroyable se passe ici. Les paysans de la région nous font partager leur production à des tarifs défiants toute concurrence. Les stocks sont limités alors personne ne traîne, ni ne flâne, accélère plutôt. On reste concentré.

Tous silencieux, conscients de l’aubaine invraisemblable, comme des pistonnés, des gagnants de la loterie, alors on se tient, pas de cris, quelques frétillements étouffés, comme la truite saisit l’hameçon. On se marmonne. Histoire de ne pas troubler l’instant. Les paniers se remplissent au même rythme que les porte monnaies se vident. Des vases communicants.

Pas de balance, ni carte bleue, tout est déjà pesé et se paye en sous. Tous les jours en été, certains jours l’hiver, le marché agricole de Velleron se déroule dans un enclos fermé de  30 000 m2. Créé par le maire le 15 mai 1985, sa notoriété se propage à travers les médias. 160 000 visiteurs par an, 160 abonnés à l’année et 180 occasionnels. Il est classé parmi « les 100 marchés d’exception » de France.

Eté : du premier lundi d’avril au dernier samedi de septembre
tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés, à partir de 18h.
Hiver : du premier mardi d’octobre au dernier samedi de mars où le marché se tient tous les mardis, vendredis et samedis sauf jours fériés à partir de 16h30.

Marché de Velleron sur l’emplacement de l’ancienne gare.

 

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Gâteau basque à la cerise

Je veux vous parler de ce gâteau car il hante mes rêves culinaires.

D’abord goûté en part individuelle, le biscuit est craquant, le jus de cerise, fabrication secrète et maison, donne un tout équilibré à point, bon sens, quel régal ! Une fois dégusté difficile de s’en passer. Alors, on l’a essayé en gâteau pour 6, histoire de pouvoir en reprendre encore et encore, peut-être en ramener. Mais déception, il est nettement moins savoureux. Comment faire ? Le laisser errer en souvenir dans notre imaginaire gourmand mais frustré, très frustré. Le boulanger-pâtissier, avisé, nous propose alors de prendre une plaque. On accepte aussitôt, gourmand surtout, curieux pas du tout. S’il nous le conseille, ça doit être bien. Non ? Heu, c’est quoi une plaque ?

La plaque c’est la plaque de cuisson du professionnel boulanger. Celle dont il se sert pour réaliser toutes ses parts individuelles. Oui ! Celle qui permet la confection d’un gâteau de la taille de la plaque du professionnel. Oui, oui c’est bien ça ! Voilà ouvrez grand les bras, dans un sens oui, comme ça, oui et puis dans l’autre aussi. Donc une centaine de biscuits savoureux.

Comment dire ? Notre gourmandise rassasiée, notre foie tout à coup effrayé !

Mais on a tenu bon, on en a mangé au petit déjeuner, en dessert au déjeuner et aussi au dîner, et parfois même en goûter. Tous les jours, une cure de gâteaux basques à la cerise. Le rêve du gourmand, sans fin et sans complexe. Quel luxe ! On s’en est gavé, on n’a rien jeté, tout mangé jusqu’à la dernière miette, régalade de tous les  instants, jouissance extrême. « Votre gâteau c’est de l’or » ai-je dit au boulanger.

Je voulais en vendre à la France entière, lui faire une publicité d’enfer !

Et ici lui rendre hommage, le Fournil de l’olivier, au carrefour de Moliets-et-Maâ entre le tabac et la pharmacie, 128 rte Lacs 40660 MOLIETS ET MAA 05 58 48 53 15

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